Il s'agit de l'acte notarié dans lequel un associé, un administrateur ou un représentant d'une société commerciale, afin de prévenir le blanchiment d'argent, déclare et identifie la ou les personnes physiques qui possèdent ou contrôlent, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital ou des droits de vote de la société ou, à défaut, identifie la ou les personnes physiques qui exercent un contrôle sur la gestion ou l'administration de la société.
Il s'agit d'une estimation purement informative et non contraignante. Cette estimation est calculée sur la base de deux critères : 1) notre connaissance du tarif notarial (décret royal 1426/1989, 17 novembre 1989) et 2) notre connaissance du tarif notarial. (Décret royal 1426/1989, du 17 novembre) et 2) notre expérience quotidienne dans la préparation de ce type d'acte notarié. Toutefois, toute variation (à la hausse ou à la baisse) sera dûment justifiée au moment de l'émission de la facture finale du service notarial rendu.
Le blanchiment d'argent est une activité criminelle caractérisée par notre code pénal (loi organique 10/1995, du 23 novembre, du code pénal) dans ses articles 301 et suivants, dans lesquels l'objectif est de poursuivre les personnes qui adoptent des comportements visant à acquérir, utiliser, convertir ou transférer des biens en sachant qu'ils proviennent d'une activité criminelle, ainsi que toutes les actions visant à dissimuler ou à couvrir leur origine illicite.
Ce comportement criminel, inclus dans la typologie des infractions contre l'ordre socio-économique, vise à poursuivre toutes les activités dont le plus petit dénominateur commun est la volonté de réintroduire les profits illicites tirés d'activités criminelles, portant ainsi atteinte à des biens juridiques protégés tels que la circulation ou le trafic corrects des marchandises et la libre concurrence. Ce que le législateur cherche à faire, en somme, c'est de poursuivre tous les comportements qui visent à réintroduire les fruits du crime dans l'économie légale, décourageant ainsi la commission de crimes, puisque, comme on le sait, la plupart des activités criminelles sont motivées par l'appât du gain du criminel.
En Espagne, la criminalisation de ce comportement a été introduite pour la première fois par une réforme du code pénal en 1988, bien qu'elle ait été limitée à la criminalité financière découlant des infractions liées au trafic de drogue. Par la suite, avec le code pénal de 1995, cette infraction a été étendue aux avoirs provenant non seulement des délits de trafic de drogue, mais de tout type d'acte criminel grave, étant donné l'expansion et l'internationalisation croissantes des activités criminelles au niveau financier, ainsi que des activités terroristes internationales.
C'est donc dans le cadre de la lutte contre cette activité criminelle que les gouvernements de différents pays, à la fin des années 80, ont commencé à s'intéresser à la création de mécanismes juridiques pour combattre ce phénomène, par exemple à travers les recommandations du GAFI approuvées en 1990 (institution connue en anglais sous le nom de "Financial Action Task Force" créée par le G7), ou dans le cadre de l'Union européenne, la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 26 octobre 2005.
Compte tenu de ce qui précède, afin de transposer l'instrument communautaire susmentionné, le législateur espagnol a adopté en 2010 la loi 10/2010, du 28 avril, relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (puis son règlement d'application approuvé par le décret royal 304/2014, du 5 mai), la pierre angulaire de cette matière dans l'ordre juridique espagnol, qui fera l'objet de cette analyse, dont l'objectif est de protéger l'intégrité du système financier et des autres secteurs de l'activité économique en établissant des obligations pour la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (article 1 de la loi précitée).
Comme indiqué ci-dessus, l'objectif de la loi 10/2010 est de prévenir la commission de comportements pouvant être considérés comme constituant un blanchiment d'argent. A cette fin, la loi elle-même établit une liste des activités qui seront considérées comme telles, à savoir :
Il convient également de noter qu'en vertu de cette loi, on entend par produits du crime tous les types de biens dont l'acquisition ou la possession a pour origine une infraction, qu'ils soient corporels ou incorporels, meubles ou immeubles, tangibles ou intangibles, ainsi que les documents ou instruments juridiques, quelle que soit leur forme, qui attestent la propriété de ces biens ou un droit sur ceux-ci.
Ainsi, la règle à l'étude, de laquelle découlera la nécessité d'accorder un acte de manifestation de la propriété effective, vise à poursuivre tous ces comportements décrits ci-dessus.
Afin de lutter contre l'ensemble des comportements criminels décrits dans la question précédente, la loi a établi une liste de personnes ou d'entités, appelées entités réglementées, auxquelles est imposée une série d'obligations, qui seront détaillées plus loin, toutes visant à lutter contre le blanchiment d'argent.
Ainsi, conformément à l'article 2.1 de la loi 10/2010, les obligés et, par conséquent, les obligations du règlement seront applicables, entre autres, aux établissements de crédit, aux compagnies d'assurance autorisées à opérer dans la branche de l'assurance-vie et aux courtiers d'assurance, aux sociétés de services d'investissement, aux sociétés de gestion d'organismes de placement collectif, aux sociétés de gestion de fonds de pension, aux sociétés de gestion d'entités de capital-risque et aux sociétés de capital-risque dont la gestion n'est pas confiée à une société de gestion, aux sociétés de garantie mutuelle. les établissements de paiement et les établissements de monnaie électronique, les personnes exerçant à titre professionnel des activités de change, les services postaux en ce qui concerne les activités de virement ou de transfert, les personnes exerçant à titre professionnel des activités d'intermédiation dans l'octroi de prêts ou de crédits, les promoteurs immobiliers et les personnes exerçant à titre professionnel des activités d'agence, de commission ou d'intermédiation dans la vente ou l'achat de biens immobiliers, les auditeurs, les comptables externes ou les conseillers fiscaux, les notaires et les bureaux d'enregistrement foncier, commercial et immobilier, etc.
Comme on peut le constater, un grand nombre de secteurs économiques et professionnels sont soumis à la Loi 10/2010, de sorte que toute entreprise souhaitant opérer avec eux (par exemple, ouvrir un simple compte courant dans une institution financière, ou accorder tout type d'instrument public devant un notaire) devra disposer d'un acte de manifestation de la propriété effective, afin de respecter les obligations de la réglementation susmentionnée, dont le respect doit être assuré par les parties obligées susmentionnées.
La loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux impose aux entités obligées indiquées dans la question précédente une série d'obligations, dites de diligence raisonnable, qui peuvent à leur tour être classées en deux catégories, à savoir les mesures normales et les mesures renforcées.
En ce qui concerne les mesures normales, il y en aura trois principales, qui seront développées ci-dessous :
En premier lieu, les entités obligées, conformément à l'article 3 de la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux, sont donc tenues d'identifier toute personne physique ou morale qui a l'intention d'établir des relations d'affaires ou de prendre part à des transactions.
Par conséquent, les entités obligées ne peuvent en aucun cas entretenir des relations d'affaires ou effectuer des transactions avec des personnes physiques ou morales qui n'ont pas été dûment identifiées, et il est notamment interdit d'ouvrir, de contracter ou de maintenir des comptes, des livrets, des avoirs ou d'autres instruments numérotés, codés, anonymes ou portant un nom fictif.
Cette identification formelle doit être effectuée au moyen de documents fiables (par exemple, la carte d'identité nationale pour les personnes physiques, ou des copies certifiées des actes de constitution dans le cas des sociétés), et l'article 6 du règlement d'application susmentionné doit être consulté pour savoir quels documents sont considérés comme valables aux fins de cette identification formelle.
Deuxièmement, en ce qui concerne l'identification du bénéficiaire effectif (article 4 de la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux et article 8 de son règlement d'application), une question spécifique y sera consacrée ci-dessous, étant donné qu'il s'agit de la raison d'être de l'acte de manifestation du bénéficiaire effectif, qui fait l'objet d'une analyse dans ces questions et réponses. Toutefois, à titre d'exemple, elle peut être comprise comme la nécessité d'identifier les personnes physiques pour le compte desquelles la relation commerciale doit être établie, ainsi que les personnes physiques qui détiennent une participation significative dans le capital des sociétés pour le compte desquelles les relations économiques en question doivent être engagées.
Dans ce domaine, les entités obligées seront également tenues de déterminer la structure de propriété et de contrôle des entités juridiques avec lesquelles elles entretiennent des relations d'affaires, ce qui en pratique, par exemple dans les relations avec les institutions financières, implique souvent la nécessité pour l'administrateur de la société d'établir et de signer un organigramme montrant la composition de l'actionnariat de la société en question et du groupe de sociétés auquel elle peut appartenir.
En définitive, la loi oblige les entités obligées à déterminer l'objet et la nature de la relation d'affaires envisagée (article 5 de la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux), c'est-à-dire qu'elles sont tenues de connaître la nature de l'activité professionnelle ou commerciale des personnes avec lesquelles elles contractent, ainsi que de vérifier raisonnablement la véracité de ces informations. De même, la réglementation les oblige à surveiller en permanence cette relation d'affaires (article 6 de la loi 10/2010, relative à la prévention du blanchiment de capitaux), tout cela dans le but de détecter d'éventuels écarts entre l'activité déclarée et les opérations habituelles qu'ils effectuent, cette incohérence étant interprétée comme un éventuel signal d'alarme.
En outre, dans certains cas particuliers, la loi exige l'application de mesures plus strictes ou plus restrictives, par le biais du déploiement des mesures de vigilance renforcées susmentionnées, qui seront applicables dans les relations d'affaires et les transactions non présentielles, dans les opérations transfrontalières de correspondance bancaire et dans les relations avec les personnes ayant une responsabilité publique (pour plus de détails sur ces mesures, voir les articles 11 à 16 de la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux).
Enfin, il convient de souligner que la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux, afin de garantir le respect de ces obligations, établit un système de sanctions (voir les articles 50 à 62 de la même loi) qui détaille une liste d'infractions pouvant être commises (comme le fait de ne pas identifier formellement les parties impliquées dans une relation d'affaires, par exemple, ou de ne pas identifier le véritable propriétaire), Dans les cas les plus graves, des amendes pouvant aller jusqu'à un million cinq cent mille euros peuvent être infligées ou des autorisations administratives d'opérer sur des marchés réglementés peuvent être retirées lorsque cela est nécessaire compte tenu de la nature de l'activité.
Comme indiqué ci-dessus, l'une des obligations imposées aux entités réglementées par la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux est l'identification du bénéficiaire effectif, ce qui implique qu'elles doivent adopter les mesures nécessaires pour vérifier l'identité du bénéficiaire avant d'établir des relations d'affaires ou d'exécuter des transactions.
Aux fins de la règle susmentionnée, en vertu des dispositions de son article 4 et de l'article 8 du règlement d'application, en ce qui concerne les personnes morales, le bénéficiaire effectif s'entend comme le détenteur effectif :
Comme indiqué tout au long des questions précédentes, toutes les parties obligées (y compris, par exemple, les institutions financières, les compagnies d'assurance, les sociétés de gestion d'actifs, les sociétés immobilières et les notaires et bureaux d'enregistrement) sont effectivement tenues d'identifier le bénéficiaire effectif dans les termes énoncés à la question précédente.
Ainsi, toute société qui souhaite exercer une activité économique ou commerciale et qui a besoin d'établir des relations avec des institutions financières pour obtenir des comptes courants ou des financements, pour réaliser des opérations immobilières, pour investir ses actifs ou pour exécuter tout type d'acte (tel qu'un changement d'administrateurs, l'octroi d'une procuration, l'authentification de résolutions corporatives, etc.) devra identifier ses bénéficiaires effectifs avant tous ces actes.
Pour faciliter cette tâche, le système juridique a prévu l'acte de manifestation de la propriété effective, en vertu duquel l'administrateur ou un mandataire de la société se présente devant un notaire de son choix et dépose un acte dans lequel il indique quelle(s) personne(s) doivent être considérées comme bénéficiaires effectifs aux fins de la loi 10/2010, relative à la prévention du blanchiment de capitaux.
Le fait est que nulle part dans la loi ou ses règlements d'application, il n'est indiqué qu'il est obligatoire d'avoir cet acte. Toutefois, la pratique notariale indique que cela est fortement recommandé pour deux raisons principales :
L'obligation d'identifier le bénéficiaire effectif sera une exigence générale. Toutefois, dans certains cas, il sera possible d'appliquer des mesures de diligence simplifiées (articles 9 et 10 de la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment de capitaux), ce qui ouvre la porte, conformément à l'article 15 du règlement d'application, à la possibilité de ne pas avoir à identifier le bénéficiaire effectif pour les entités suivantes :
Il convient également de noter que, conformément à l'article 9.6 du Règlement d'application de la loi 10/2010 sur la prévention du blanchiment d'argent, afin de respecter l'obligation d'identifier et de vérifier l'identité du bénéficiaire effectif, les obligés peuvent accéder à la base de données des bénéficiaires effectifs du Conseil général des notaires, sous réserve de la conclusion de l'accord de formalisation correspondant.
Ainsi, au moyen des données générées par le Répertoire Notarial Unique Informatisé, les notaires lui communiquent tous les actes et documents dans lesquels la propriété effective d'une société est déclarée, afin d'intégrer ces données dans la base de données de la propriété effective susmentionnée, à laquelle les obligés peuvent accéder et qu'ils peuvent consulter afin de respecter les obligations qui leur sont imposées par la loi.
Enfin, il faut également tenir compte du fait que dans le domaine notarial, il existe un autre organisme lié à la prévention du blanchiment d'argent, appelé Organisme de Prévention Centralisé, qui dépend également du Conseil Général des Notaires et est réglementé par l'Ordre EHA/2963/2005, qui analysera les transactions autorisées par les Notaires et communiquées par le biais du Répertoire Unique, En cas de détection d'indices ou de certitude de possibles opérations de blanchiment d'argent, le Service Exécutif de la Commission pour la Prévention du Blanchiment d'Argent et des Infractions Monétaires, qui est un organisme indépendant rattaché au Ministère de l'Economie dont la mission est de développer une politique préventive contre le blanchiment d'argent, sera informé.
Pour demander un titre de propriété, il suffit de contacter le bureau du notaire (en appelant le numéro de téléphone de contact du bureau du notaire ou par courriel à mercantil@jesusbenavides.es) et de fixer un rendez-vous au jour et à l'heure qui conviennent aux parties intéressées.
À la date et à l'heure convenues, les parties intéressées doivent simplement se présenter chez le notaire avec la documentation nécessaire (voir la section sur la documentation nécessaire) pour signer l'acte correspondant, qui sera rédigé sur la base du contenu minimum légalement requis et des attentes et besoins des clients en question.
Seul le directeur ou le représentant de la société qui signe l'acte doit être présent lors de la signature de l'acte devant le notaire, et il n'est pas nécessaire que la personne qui détient la propriété effective de la société soit présente.
Le jour même de la signature, après quelques minutes, il me sera remis une copie authentique de l'acte de propriété qui vient d'être autorisé, afin que je puisse l'utiliser pour effectuer toutes les formalités nécessaires.
Il suffit que la personne représentant la société se présente chez le notaire avec sa carte d'identité. Si cette personne est un étranger, elle doit présenter au notaire son passeport original et valide. En outre, le NIE doit être présenté en même temps que le passeport susmentionné.
Il est indispensable que le représentant de la société présente devant le notaire la copie authentique de l'acte où figurent sa nomination dans la société et ses pouvoirs (par exemple l'acte notarié où il est nommé directeur de la société). Cependant, depuis l'étude du notaire, nous pouvons accéder par voie télématique au registre des sociétés où la société est enregistrée afin de vérifier que cette représentation est réelle et valide au moment de la signature.
Les documents pertinents relatifs à la société en question doivent être présentés au notaire afin de corroborer la répartition du capital social actuel entre les différents actionnaires. À cette fin, une copie certifiée conforme des statuts de la société doit être présentée, ainsi que tout acte de modification ultérieur (par exemple, une augmentation ou une réduction du capital, une vente ou un achat d'actions, une fusion, une scission ou toute autre modification structurelle de la société).
Il convient de préciser que lorsqu'une telle déclaration est faite devant un notaire, les actionnaires qui détiennent plus de 25 % du capital social de la société ne doivent pas être présents. Il suffit que le représentant ou le directeur de la société les identifie correctement en fournissant le nom, le prénom, le numéro de la carte d'identité nationale, le lieu de résidence et la date de naissance de chaque actionnaire qui a la qualité de bénéficiaire effectif, c'est-à-dire qui détient plus de 25 % du capital de la société.